Les gestes chirurgicaux de superficie

Les lésions les plus fréquentes

- Le lipome est une tumeur bénigne, constituée de cellules graisseuses (adipocytes). De manière exceptionnelle ces tumeurs peuvent dégénérer en cancer (liposarcome). Un lipome se présente sous la forme d’une « boule » molle située sous la peau. L’exérèse chirurgicale est à envisager quand le lipome est volumineux, augmente rapidement de taille, devient douloureux, ou tout simplement lorsqu’il crée une gêne esthétique.

- Le kyste sébacé est une lésion dure, située sous la peau, constituée d’une accumulation de sébum (substance grasse protégeant la peau). Dans certains cas, ces kystes peuvent se surinfecter et former un abcès. L’exérèse chirurgicale de ce kyste est à envisager lorsque celui-ci est gênant ou s’est déjà compliqué d’une infection.

- L’hydrosadénite (maladie de Verneuil) est une maladie de la peau liée à une inflammation des glandes sudorales (produisant la sueur). Elle peut être responsable de nodules, abcès ou fistules inflammatoires habituellement situées aux aisselles, plis inguinaux, fesses, seins et nuque.  Un geste chirurgical peut être nécessaire en urgence en cas d’abcès (mise à plat), ou de manière programmée en cas de gêne sur une zone précise.

- L’abcès cutané est l’accumulation de pus sous la peau. Son origine est variable mais il existe le plus souvent une lésion cutanée sous-jacente (kyste sébacé, kyste pilonidal, maladie de Verneuil) ou une faiblesse de l’immunité (diabète, traitement par corticoïdes ou immunosuppresseur, VIH etc). En l’absence de prise en charge dans des délais raisonnables, l’abcès peut dégénérer en cellulite voire gangrène de la peau périphérique. Si l’abcès est petit, des soins locaux aux antiseptiques peuvent éviter une chirurgie. Dans les autres cas ou en cas d’échec du traitement médical, une intervention est nécessaire.

 

Votre intervention

Le geste nécessite une incision d’au moins la taille de la lésion. Il peut être réalisé sous anesthésie locale pour les petites lésions ou sous anesthésie générale pour les lésions plus volumineuses, dans des conditions d’hospitalisation ambulatoire. 

En l’absence d’infection, la cicatrice est refermée à l’aide de fils résorbables, et ne nécessite pas de soins en postopératoires. Le pansement est retiré au cinquième jour postopératoire et il n’est pas nécessaire d’en remettre.

En cas d’infection (abcès), une mèche est placée dans la cicatrice pour permettre une cicatrisation de la profondeur vers la superficie. Cette mèche est changée tous les jours à domicile par un(e) infirmier(e).

 

Les risques de cette intervention sont :

- l’hématome postopératoire : il peut se former chez les patients sous anticoagulant, ou lorsque la lésion était volumineuse. Il se résorbe habituellement spontanément en quelques semaines.

- l’abcès : il s’agit d’une infection sous la cicatrice. Cette complication nécessite une réouverture de la cicatrice pour évacuer l’abcès, puis des soins locaux quotidiens. Cette complication est rare

- la désunion de la cicatrice : elle peut arriver lorsque la cicatrice est située sur des zones de traction (articulation, dos) ou lorsque le patient reprend précocement une activité physique intense. Des soins locaux peuvent être nécessaires pour optimiser la cicatrisation.

Contenu modifié le 05/02/19

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