La Récupération Améliorée Après Chirurgie à la Clinique de la Sauvegarde

RAACLe concept de RRAC (Récupération Rapide Après Chirurgie) ou RAAC (Récupération Améliorée Après Chirurgie) est un mode de prise en charge innovant, centré sur le patient, qui s'est développé dans les années 1990, initialement dans les pays scandinaves et anglo-saxons. Il repose sur un ensemble de mesures visant à une récupération plus rapide de ses capacités fonctionnelles après une intervention chirurgicale, et ainsi retrouver plus rapidement son environnement familial et ses activités quotidiennes, en toute sécurité.

Si le processus de RRAC était au début envisageable pour des interventions de chirurgie dites légères, son développement permet aujourd’hui d’envisager des interventions complexes.
La plupart des interventions réalisées en chirurgie viscérale et digestive sont aujourd’hui compatibles avec les mesures de RRAC.

La RRAC repose sur un travail d'équipe incluant chirurgiens, anesthésistes ainsi que l'ensemble du personnel paramédical, mais aussi le patient lui-même. La prise en charge est globale et multidisciplinaire. Elle vise à diminuer le stress que représente une intervention, à l’optimisation du confort et de la convalescence post-opératoire.

Elle permet de nombreux bénéfices :

  • moins de stress,
  • un retour à l’autonomie plus rapide,
  • moins de douleurs,
  • moins de complications, notamment moins d’infection nosocomiale.

 

Le patient au coeur du processus

Tous les professionnels du parcours de soins sont impliqués dans la démarche et mettent en commun leurs compétences, ce qui permet d’améliorer la prise en charge et de réduire les risques potentiels liés à l’intervention chirurgicale. 

Cette évaluation systématique de chaque étape du parcours permet la validation d’étapes de façon continue et donc une sortie plus rapide une fois que des prérequis sont obtenus (pas de douleur, pas d’encombrement respiratoire, reprise de l’alimentation et du transit, cicatrisation de la plaie satisfaisante, objectifs de rééducation atteints...). 

Le patient devient ainsi acteur de sa guérison. Il connaît chacune des étapes de son parcours, ainsi que les critères qu’il devra atteindre avant de pouvoir rentrer chez lui, en toute sécurité. Par ailleurs, bien informé, il connaît parfaitement ce qu’il peut ou ne pas faire une fois rentré chez lui et sait également ce qui doit l’inquiéter ou non.

> En savoir plus sur le processus permettant de rendre le patient acteur de sa prise en charge

 

Les étapes

Avant l’opération

L'explication et l’adhésion du patient au protocole sont indispensables dès la consultation chirurgicale puis anesthésique. Il s’agit d’une véritable optimisation préopératoire du statut physique et psychologique (sevrage du tabac et alcool, préparation physique, régime alimentaire, ...). Si besoin, d’autres étapes préopératoires peuvent être nécessaires pour optimiser le processus de RRAC : debriefing sur la maladie et le processus de prise en charge par une infirmière spécialisée, dépistage et traitement de carences nutritionnelles par une diététicienne, reprise d’une activité physique préopératoire.

L’opération

L'emploi de techniques chirurgicales mini)invasives telle que la coelioscopie est privilégié, ainsi que l’abandon des sondages intempestifs, de drains, …

L’anesthésie est également modifiée, privilégiant l’épargne morphinique, le monitorage de la profondeur de l’anesthésie et la prévention des nausées et vomissements postopératoires. Le geste chirurgical est complété par des infiltrations analgésiques d’anesthésiques locaux.

Après l’opération

Le patient est mobilisé quelques heures après son retour dans sa chambre. L’alimentation est reprise rapidement. Les perfusions sont retirées dès que possible. Des exercices respiratoires, appris en préopératoire afin de limiter les complications pulmonaires sont effectués.

Un retour à domicile rapide et sécurise s'effectue sur des critères préétablis. Ils visent à accompagner et préparer le patient à son retour au domicile avec une organisation, des consignes claires et écrites, un numéro de téléphone à joindre si besoin. 

Le suivi est poursuivi à domicile pour des interventions plus lourdes (colectomie, hépatectomie etc) avec des appels téléphoniques, des passages infirmiers, des contrôles biologiques, ou par l’intermédiaire d’une application sur téléphone ou ordinateur (Maela).

Contenu modifié le 02/09/19