Cancer de l’Estomac

Le Cancer de l'estomac est une pathologie liée à la Cancérologie

Présentation

Principe :

La fréquence du cancer de l’estomac a beaucoup diminué en France depuis plusieurs années, en particulier, depuis que l’on connaît et que l’on traite plus efficacement les ulcères de l’estomac, qui représentaient, le facteur prédisposant le plus important. Sa répartition géographique est très variable dans le monde et la France est un pays à risque moyen pour la population.

Symptomatologie :

Les symptômes sont très variables d’un individu à l’autre et sont souvent très peu important au début de la maladie. Souvent, les symptômes sont même inexistants au début de la maladie et c’est parfois au cours d’une endoscopie demandé à titre de dépistage que le diagnostic est fait. Les symptômes sont également variables selon la localisation de la tumeur dans l’estomac. Si la tumeur siège très haut sur l’estomac, proche de l’œsophage, le principal symptôme sera la dysphagie, c’est-à-dire, la gêne au passage des aliments. La conséquence de ce signe est l’apparition d’un amaigrissement qui peut parfois être important et rapide. Sinon, les symptômes sont des troubles digestifs banals comme une perte d’appétit, dégoût alimentaire récent, pour la viande essentiellement, ou des difficultés de digestion qui s’aggravent rapidement. Très souvent, la tumeur de l’estomac entraîne un saignement microscopique, le sang étant digéré par l’intestin, rendant les selles noirâtres et malodorantes.

Complications :

Elles peuvent être locales (hémorragie, occlusion avec vomissement important) ou générales avec l’apparition de métastases au foie, aux poumons ou plus rarement aux os.

Les examens complémentaires :

La gastroscopie, qui est un examen endoscopique de l’estomac, permet de localiser la tumeur et de réaliser des prélèvements. Ces prélèvements seront adressés à un laboratoire d’anatomo-pathologie pour être analysé au microscope. Cet examen permettra d’être certain du diagnostic avant d’envisager le traitement le plus adapté.

L’échographie abdominale, le scanner de l’abdomen et des poumons complètent ces examens à la recherche d’éventuelles métastases déjà présentes.

L’écho-endoscopie de l’estomac est un examen qui se déroule sous anesthésie générale et qui permet de réaliser une échographie interne dans l’estomac afin d’examiner la tumeur avec une très grande précision.

Au terme de ce bilan et en fonction de la localisation de la tumeur dans l’estomac, une décision thérapeutique sera prise par une EQUIPE PLURIDISCIPLINAIRE comprenant un gastro-entérologue, un chimiothérapeute, un radiothérapeute, un anatomopathologiste et un chirurgien viscéral.

Le traitement sera, chaque fois que possible chirurgical et pourra, selon les cas, être suivi ou non d’une chimiothérapie et d’une radiothérapie complémentaire. Dans d’autres cas, le traitement ne fera appel qu’à la chimiothérapie ou à la radiothérapie seule. Enfin, dans des cas beaucoup plus rare, un seul traitement local, par endoscopie, sera réalisé.            

Traitement Chirurgical

Hospitalisation:

L'intervention consiste à enlever une partie ou la totalité de l’estomac, en fonction de la localisation de la tumeur. Une préparation à boire sera donnée pour nettoyer l’estomac et les intestins.

Le jour de l’intervention

  • Le patient prend une douche avec de la bétadine et son abdomen est badigeonné d'un antiseptique.
  • Fourniture de bas anti-thrombose.
  • Une prémédication est prescrite par le médecin anesthésiste.

L'intervention, pour une ablation totale ou partielle de l’estomac, se déroule toujours sous anesthésie générale. La remise en continuité du tube digestif se fait en remplaçant l’estomac enlevé, par un morceau de petit intestin, appelé intestin grêle. Cet intestin se dilatera dans les mois qui suivent l’opération pour remplacer l’estomac ou la partie d’estomac manquant. Cette opération se fait la plupart du temps par laparotomie, c’est-à-dire avec une ouverture de cavité abdominale. Elle dure de 1 à 2 heures en fonction du type de chirurgie qui est réalisée. Beaucoup plus rarement, et en fonction de l’expérience de l’équipe chirurgicale, cette intervention peut être réalisé par coelioscopie, c’est-à-dire, sans faire de cicatrice, en utilisant une caméra et en réalisant cette opération sous contrôle vidéo.

Suivi opératoire

Le but de cette phase est de surveiller l'absence de complication pour un retour à un état normal.La première phase à lieu en salle de réveil puis lors del'hospitalisation et enfin en convalescence chez vous.

Phase de réveil

Lorsque l'intervention est terminée, vous êtes transféré en salle de réveil pour un minimum de 2 heures. Seront surveillés votre état de conscience, votre pouls, votre saturation en oxygène, votre respiration et les drains éventuels. Exceptionnellement, vous pouvez avoir une sonde naso-gastrique c'est-à-dire un tuyau passant par le nez et qui va dans l'intestin ou le morceau d’estomac restant pour l'aspirer. Vous pouvez également avoir des drainages , c'est-à-dire des tuyaux qui vont aspirer les sécrétions qui pourraient s'accumuler dans le ventre.

Après la chirurgie

Suivi :

Retour dans le service : Une surveillance dans le service de  réanimation, pendant quelques jours, peut être nécessaire mais n’est pas obligatoire. Cette décision est prise par le médecin anesthésiste en collaboration avec le chirurgien. Les sondes et les drains, s’il y en a, seront progressivement enlevés les jours suivant. La durée du séjour hospitalier est en moyenne de 10 à 12 jours. La reprise du transit intestinal se fait au bout de quelques jours sous forme de gaz. Vous reprendrez l'alimentation progressivement, d’abord sous forme de liquide puis une alimentation solide sera entreprise. Les pansements seront enlevés à domicile soit par une infirmière à la clinique. 

Retour au domicile : Pendant votre convalescence, vous devez mixer votre alimentation pendant 1 mois afin de laisser cicatriser la réparation de l’estomac. Progressivement vous pourrez reprendre une alimentation normale.

Conséquences :

L’ablation d’une partie ou de la totalité de l’estomac permet après quelques mois de reprendre une activité normale. Le régime alimentaire n’est poursuivi généralement que 3 mois après l’ablation totale de l’estomac. Après l’ablation partielle de l’estomac, des vomissements transitoires sont fréquents au début, mais ils disparaissent rapidement.
Le fait de ne plus avoir l’estomac nécessite, en revanche, l’administration régulière de vitamine B12 en injection intramusculaire.

Complications :

Il s’agit des complications liées à toute chirurgie. On retrouve la phlébite, l’embolie pulmonaire, l’hémorragie et l’infection.

La principale complication, après une gastrectomie, est la fuite au niveau des sutures. Les progrès du matériel de suture chirurgicale font que cette complication est devenue plus rare mais que son apparition survient quelques fois. Elle sera traitée assez facilement le plus souvent, mais elle peut quelques fois nécessiter une nouvelle intervention. Si l’intervention se déroule sous coelioscopie, cette procédure peut, à tout moment, être interrompue en cas de difficultés techniques, comme la survenue d’une hémorragie par exemple. Le chirurgien aura recours dans ces conditions, à une chirurgie classique, c’est-à-dire avec une ouverture de l’abdomen.

Surveillance au long cours  :

Comme pour tous les cancers, une surveillance rigoureuse sera réalisée pendant au moins 5 ans. Des consultations seront nécessaires tous les 6 mois au début, puis tous les ans ensuite. Des examens radiologiques, endoscopiques et des prises de sang sont régulièrement réalisés pour la surveillance d’un patient traité pour un cancer de l’estomac.

Contenu modifié le 12/12/16

Pathologies traitées

Ulcere
Reflux gastro-oesophagien

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